Les chroniques d’une écrivain en herbe #2

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Bonjour !

Aujourd’hui j’ai envie de m’épancher un peu plus sur mes écrits et mes ressentis. J’ai envie de vous parler de ce cap difficile à franchir, quand on vient tout juste de terminer un travail, un écrit, quelque chose que l’on pensait relativement abouti et qu’on se décide à le faire lire à notre cercle proche.

Viennent ensuite les premières impressions. L’angoisse que ça n’ait pas plus et que l’on n’ose pas nous le dire ou au contraire qu’on nous le dise clairement et que ce soit brutal. J’aime lire mes écrits moi-même pour les faire découvrir aux autres, avec l’intonation à laquelle j’ai pensé, le placement des virgules bien appuyées, les souffles, les pauses, les émotions dans la voix. Seulement quand on a écrit plus de 70 pages, ça commence à devenir un peu compliqué de faire la lecture ! Alors on se lance, je me lance et je les laisse lire, voir avec leurs propres yeux, les fautes d’orthographes que j’ai probablement glissé entre mes mots, les maladresses, les incohérences dont je ne m’étais pas rendu-compte.

On s’aperçoit bien assez vite qu’il est indispensable de faire lire son travail à d’autres qui ne pensent pas forcément de la même façon que nous, qui ne comprennent pas bien tout ce que l’on a voulu dire ou exprimer.

Il est important d’échanger, de discuter sur leurs ressentis, ce sont un peu comme nos lecteurs crash tests. Rien n’est jamais parfait et encore moins du premier coup. Se confronter à la critique, la plus infime soit-elle, ce n’est pas chose aisée mais il me semble que c’est nécessaire pour avancer, progresser.

C’est essentiellement pour ça que je fais lire mes écrits, pour ne pas rester figée dans mon monde sans possibilité d’avoir un retour.

Je sais bien que rien de ce que je produis n’est parfait, ni forcément bien pensée et ingénieux. Je ne m’appelle pas Victor Hugo et je n’ai encore moins la prétention de penser que j’ai vraiment du talent et que je suis au-dessus, cependant je pense aussi qu’il faut bien commencer quelque part un jour et se donner la chance d’arriver à ses fins.

Ecrivain, ça se devient, ça se forge, au fil des mots, au fil des critiques constructives que j’aurais cherché à connaître. C’est pour toutes ces raisons là que je me confronte au regard de mes proches, probablement celui qui m’angoisse le plus car j’ai peur de décevoir ou de trop me dévoiler moi dans ce que j’écris.

Et vous, avez-vous déjà franchi le cap de montrer ce que vous faites à vos proches ?

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6 commentaires sur “Les chroniques d’une écrivain en herbe #2

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  1. Pas facile de toujours gérer le regard extérieur…
    Pourtant c’est comme ça qu’on progresse et qu’on peaufine son style. Je le fais régulièrement puisque je travaille sur des textes en continu.

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    1. C’est exactement ça Marie, c’est très difficile de se confronter au regard des autres sur un projet sur lequel on a travaillé pendant des heures et qu’on pensait pas trop mal et puis finalement on se rend compte que non ou tout du moins partiellement. C’est décevant, ça fait même un peu mal mais c’est quand même très utile! Des bises ma belle ❤

      Aimé par 1 personne

  2. J A M A I S
    Ô GRAND JAMAIS !

    Quelle drôle d’idée ! Jamais, jamais, jamais jamais jamais jamais-jamais-jamais.
    Je déteste ça. J’ai fait lire à des bêta-lectrices mon roman, je l’ai mis sur mon blog, et c’est tout. Je ne veux pas faire lire à mes proches… je préfère faire lire à des personnes que je ne connais pas et qui ne me donneront pas forcément de retour (comme quand t’achète un livre : t’envois pas forcément un mail à l’auteur).
    Ça tient aussi au fait que je suis très secrète. Je ne parle pas de ce que je ressens ou quoi, à personne. Donc faire lire c’est hors de question.

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    1. Je comprends totalement ton point de vu ahah ce n’est vraiment pas facile de le montrer à ses proches, mais c’est quelques chose qu’ils ne comprennent pas forcément justement (du moment que tu évoques le sujet ils vont te demander de le leur faire lire ^^ ). Soumettre son travail, ses écrits et quelque part se soumettre soi à leurs regards c’est un exercice très difficile que je regrette parfois d’avoir fait mais force m’est de constater que ça ma quand même été bénéfique au niveau des remarques constructives que j’ai pu recevoir ! C’est à chacun de décider d’agir comme il l’entend, je pense cependant que si je viens à écrire un nouveau livre, cette fois j’agirais différemment, je le garderais peut-être plus secret ou alors je commencerais par l’envoyer à des personnes inconnus. 😉

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